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MPSI · Mathématiques · Algèbre · Chapitre 14

Polynômes et fractions rationnelles

Fiche de cours12 min de lecturePar Robin RinguetMise à jour : octobre 2026

1L’anneau K[X]\mathbb{K}[X] : degré, intégrité, racines

Notation. Dans tout le chapitre, K\mathbb{K} désigne R\R ou C\C.

Définition. On admet l’existence d’un ensemble K[X]\mathbb{K}[X], contenant K\mathbb{K} et un élément XX appelé indéterminée, dont tout élément s’écrit de manière unique P=∑k∈NakXk=a0+a1X+⋯+anXnP=\sum_{k\in\N}a_{k}X^{k}=a_{0}+a_{1}X+\cdots+a_{n}X^{n}, où la famille de scalaires (ak)k∈N(a_{k})_{k\in\N} est presque nulle (tous nuls sauf un nombre fini). Muni des opérations usuelles, K[X]\mathbb{K}[X] est un anneau commutatif. La construction de K[X]\mathbb{K}[X] est hors programme. L’unicité des coefficients est l’outil le plus utilisé du chapitre : une égalité entre polynômes équivaut à l’égalité de leurs coefficients un à un — c’est le principe d’identification.

Définition. Soit P=∑kakXkP=\sum_{k}a_{k}X^{k} non nul. Le degré deg⁡P\deg P est le plus grand kk tel que ak≠0a_{k}\neq0, et adeg⁡Pa_{\deg P} le coefficient dominant ; PP est unitaire lorsque ce coefficient vaut 11. La valuation v(P)v(P) est le plus petit kk tel que ak≠0a_{k}\neq0. On convient deg⁡0=−∞\deg 0=-\infty et v(0)=+∞v(0)=+\infty. Enfin Kn[X]={P, deg⁡P⩽n}\mathbb{K}_{n}[X]=\ens{P,\ \deg P\leq n} : stable par somme et par produit par un scalaire, pas par produit.

Propriété — degré et valuation. Pour P,Q∈K[X]P,Q\in\mathbb{K}[X], λ∈K∗\lambda\in\mathbb{K}^{*} et n∈Nn\in\N : deg⁡(P+Q)⩽max⁡(deg⁡P,deg⁡Q)\deg(P+Q)\leq\max(\deg P,\deg Q), avec égalité dès que deg⁡P≠deg⁡Q\deg P\neq\deg Q, et v(P+Q)⩾min⁡(v(P),v(Q))v(P+Q)\geq\min\bigl(v(P),v(Q)\bigr) ; deg⁡(PQ)=deg⁡P+deg⁡Q\boxed{\deg(PQ)=\deg P+\deg Q}, v(PQ)=v(P)+v(Q)v(PQ)=v(P)+v(Q), deg⁡(λP)=deg⁡P\deg(\lambda P)=\deg P, deg⁡(Pn)=ndeg⁡P\deg\left(P^{n}\right)=n\deg P ; enfin deg⁡(P∘Q)=deg⁡P×deg⁡Q\deg(P\circ Q)=\deg P\times\deg Q si PP et QQ sont non constants, où P∘Q=P(Q)P\circ Q=P(Q).

Théorème — intégrité. K[X]\mathbb{K}[X] est un anneau intègre : PQ=0⇒P=0PQ=0\Rightarrow P=0 ou Q=0Q=0. Ses inversibles sont les constantes non nulles : K[X]×=K∗\mathbb{K}[X]^{\times}=\mathbb{K}^{*}.

Idée de preuve (exigible). Si P,Q≠0P,Q\neq0 ont pour coefficients dominants aa et bb, celui de Xdeg⁡P+deg⁡QX^{\deg P+\deg Q} dans PQPQ vaut ab≠0ab\neq0 (K\mathbb{K} est un corps) : d’où PQ≠0PQ\neq0 et le degré d’un produit. Si PQ=1PQ=1, deg⁡P+deg⁡Q=0\deg P+\deg Q=0 force deg⁡P=deg⁡Q=0\deg P=\deg Q=0.

Attention

« deg⁡(P+Q)=max⁡(deg⁡P,deg⁡Q)\deg(P+Q)=\max(\deg P,\deg Q) » est faux sans hypothèse : pour P=X2+XP=X^{2}+X et Q=−X2Q=-X^{2}, deg⁡(P+Q)=1\deg(P+Q)=1. La convention deg⁡0=−∞\deg0=-\infty n’est pas un ornement : elle rend les formules ci-dessus valables sans exception, y compris si un polynôme est nul.

Définition. À P=∑kakXkP=\sum_{k}a_{k}X^{k} on associe la fonction polynomiale P~:K→K, x↦∑kakxk\widetilde{P}:\mathbb{K}\to\mathbb{K},\ x\mapsto\sum_{k}a_{k}x^{k}, notée simplement PP. L’application P↦P~P\mapsto\widetilde{P} est injective : un polynôme est déterminé par sa fonction polynomiale, ce qui légitime l’identification — licite ici car K\mathbb{K} est infini, fausse sur un corps fini. Un scalaire aa est racine de PP lorsque P(a)=0P(a)=0.

Théorème. aa est racine de P  ⟺  (X−a)∣PP\iff (X-a)\mid P.

Idée de preuve (exigible). La division euclidienne par X−aX-a donne P=(X−a)Q+RP=(X-a)Q+R avec deg⁡R<1\deg R<1, donc RR constant ; en évaluant en aa, R=P(a)R=P(a). Ainsi P=(X−a)Q+P(a)P=(X-a)Q+P(a).

Théorème — nombre de racines. Si P≠0P\neq0, le nombre de racines de PP dans K\mathbb{K}, comptées sans multiplicité, est majoré par deg⁡P\deg P. Donc : un polynôme de degré ⩽n\leq n ayant n+1n+1 racines distinctes est nul ; un polynôme ayant une infinité de racines est nul.

Idée de preuve (exigible). Récurrence sur deg⁡P\deg P : si aa est racine, P=(X−a)QP=(X-a)Q avec deg⁡Q=deg⁡P−1\deg Q=\deg P-1 ; toute racine b≠ab\neq a vérifie (b−a)Q(b)=0(b-a)Q(b)=0 donc Q(b)=0Q(b)=0 (K\mathbb{K} est intègre), et l’on applique l’hypothèse de récurrence à QQ.

Méthode — schéma de Horner. pour évaluer P=anXn+⋯+a0P=a_{n}X^{n}+\cdots+a_{0} en α\alpha, calculer bn=anb_{n}=a_{n} puis bk=bk+1α+akb_{k}=b_{k+1}\alpha+a_{k} : alors b0=P(α)b_{0}=P(\alpha), en nn additions et nn multiplications seulement, et bn,…,b1b_{n},\dots,b_{1} sont les coefficients du quotient de PP par X−αX-\alpha.

2Divisibilité, division euclidienne

Définition. BB divise AA (noté B∣AB\mid A) lorsqu’il existe Q∈K[X]Q\in\mathbb{K}[X] tel que A=BQA=BQ. La divisibilité est transitive ; si B∣A1B\mid A_{1} et B∣A2B\mid A_{2}, alors B∣(UA1+VA2)B\mid(UA_{1}+VA_{2}) pour tous U,VU,V ; si B∣AB\mid A avec A≠0A\neq0, alors deg⁡B⩽deg⁡A\deg B\leq\deg A.

Théorème — polynômes associés. A∣BA\mid B et B∣A  ⟺  ∃λ∈K∗, B=λAB\mid A\iff \exists\lambda\in\mathbb{K}^{*},\ B=\lambda A : on dit que AA et BB sont associés. Deux polynômes associés et unitaires sont égaux. Preuve : B=AQB=AQ et A=BQ′A=BQ' donnent A=AQQ′A=AQQ', donc QQ′=1QQ'=1 par intégrité, donc Q∈K∗Q\in\mathbb{K}^{*}.

Théorème — division euclidienne. Soient A∈K[X]A\in\mathbb{K}[X] et B∈K[X]B\in\mathbb{K}[X] non nul. Il existe un unique couple (Q,R)∈K[X]2(Q,R)\in\mathbb{K}[X]^{2} tel que

A=BQ+Retdeg⁡R<deg⁡B.A=BQ+R\qquad\text{et}\qquad\deg R<\deg B.

QQ est le quotient, RR le reste ; de plus B∣A  ⟺  R=0B\mid A\iff R=0.

Idée de preuve (exigible). Existence par récurrence sur deg⁡A\deg A : si deg⁡A<deg⁡B\deg A<\deg B, prendre (0,A)(0,A) ; sinon, avec n=deg⁡An=\deg A, m=deg⁡Bm=\deg B et a,ba,b les coefficients dominants, le polynôme A−abX n−mBA-\frac{a}{b}X^{\,n-m}B est de degré <n<n et l’hypothèse de récurrence s’applique. Unicité : B(Q−Q′)=R′−RB(Q-Q')=R'-R ; si Q≠Q′Q\neq Q' le membre de gauche est de degré ⩾deg⁡B\geq\deg B, celui de droite <deg⁡B<\deg B : absurde.

Méthode — division posée. disposer AA et BB par degrés décroissants sans omettre les monômes de coefficient nul, éliminer à chaque étape le terme dominant du dividende courant jusqu’à un degré <deg⁡B<\deg B, puis contrôler en redéveloppant BQ+RBQ+R.

3Arithmétique dans K[X]\mathbb{K}[X] : le parallèle avec Z\Z

Toute l’arithmétique du chapitre 11 se transpose : le degré remplace la valeur absolue, « unitaire » remplace « positif ».

Dans Z\ZDans K[X]\mathbb{K}[X]
a=bq+ra=bq+r, 0⩽r<∣b∣0\leq r<\abs{b}A=BQ+RA=BQ+R, deg⁡R<deg⁡B\deg R<\deg B
inversibles {−1,1}\ens{-1,1} ; associés ±a\pm a ; normalisation : a>0a>0inversibles K∗\mathbb{K}^{*} ; associés λA\lambda A ; normalisation : unitaire
a∧ba\wedge b : plus grand diviseur commun ; pp premier : 2,3,5,…2,3,5,\dotsA∧BA\wedge B : diviseur commun de degré maximal ; PP irréductible : X−aX-a dans C[X]\C[X], et aussi X2+pX+qX^{2}+pX+q (p2−4q<0p^{2}-4q<0) dans R[X]\R[X]

Théorème — pgcd. Soient A,B∈K[X]A,B\in\mathbb{K}[X] non tous deux nuls. Il existe un unique polynôme unitaire DD tel que les diviseurs communs de AA et BB soient exactement les diviseurs de DD ; c’est le diviseur commun de degré maximal, noté A∧BA\wedge B. Les autres pgcd sont les λD\lambda D, λ∈K∗\lambda\in\mathbb{K}^{*}. On a A∧B=B∧AA\wedge B=B\wedge A, A∧0=AA\wedge0=A normalisé (A≠0A\neq0), A∧1=1A\wedge1=1, A∧B=(A−QB)∧BA\wedge B=(A-QB)\wedge B pour tout QQ, et l’associativité, qui autorise A1∧⋯∧AnA_{1}\wedge\cdots\wedge A_{n}.

Théorème — algorithme d’Euclide. On pose R0=AR_{0}=A, R1=B≠0R_{1}=B\neq0 et, tant que Rk≠0R_{k}\neq0, on note Rk+1R_{k+1} le reste de la division euclidienne de Rk−1R_{k-1} par RkR_{k}. L’algorithme s’arrête, et A∧BA\wedge B est le dernier reste non nul, rendu unitaire.

Idée de preuve. Terminaison : (deg⁡Rk)k⩾1(\deg R_{k})_{k\geq1} est strictement décroissante dans N\N tant que Rk≠0R_{k}\neq0. Correction : Rk−1∧Rk=Rk∧Rk+1R_{k-1}\wedge R_{k}=R_{k}\wedge R_{k+1}, donc A∧B=RN∧0=RNA\wedge B=R_{N}\wedge0=R_{N} normalisé.

Théorème — Bézout et Gauss. Soient A,B,C∈K[X]A,B,C\in\mathbb{K}[X], avec A,BA,B non tous nuls et D=A∧BD=A\wedge B. Relation de Bézout : il existe (U,V)∈K[X]2(U,V)\in\mathbb{K}[X]^{2} tel que AU+BV=DAU+BV=D ; on l’obtient par l’algorithme d’Euclide étendu, en remontant les divisions pour exprimer chaque reste en fonction de AA et BB. On dit que AA et BB sont premiers entre eux lorsque A∧B=1A\wedge B=1 ; théorème de Bézout : A∧B=1  ⟺  ∃ (U,V)∈K[X]2, AU+BV=1A\wedge B=1\iff\exists\,(U,V)\in\mathbb{K}[X]^{2},\ AU+BV=1. Lemme de Gauss : si A∣BCA\mid BC et A∧B=1A\wedge B=1, alors A∣CA\mid C.

Idées de preuve (exigibles). Bézout (⇐\Leftarrow) : tout diviseur commun EE divise AU+BV=1AU+BV=1, donc deg⁡E=0\deg E=0. Gauss : de AU+BV=1AU+BV=1 on tire C=ACU+(BC)VC=ACU+(BC)V, combinaison de deux multiples de AA.

Propriété — conséquences. Si A∣CA\mid C, B∣CB\mid C et A∧B=1A\wedge B=1, alors AB∣CAB\mid C ; si A∧C=1A\wedge C=1 et B∧C=1B\wedge C=1, alors (AB)∧C=1(AB)\wedge C=1 ; si D=A∧BD=A\wedge B, A=DA1A=DA_{1}, B=DB1B=DB_{1}, alors A1∧B1=1A_{1}\wedge B_{1}=1. Le ppcm A∨BA\vee B (A,BA,B non nuls) est l’unique multiple commun unitaire de degré minimal ; les multiples communs sont ses multiples, et (A∧B)(A∨B)(A\wedge B)(A\vee B) est associé à ABAB.

Définition. PP est irréductible dans K[X]\mathbb{K}[X] lorsque deg⁡P⩾1\deg P\geq1 et que ses seuls diviseurs sont les constantes non nulles et les λP\lambda P. Tout polynôme de degré 11 est irréductible, et tout polynôme de degré ⩾1\geq1 s’écrit, de façon unique à l’ordre près, comme produit d’une constante et de facteurs irréductibles unitaires. L’irréductibilité dépend du corps : X2+1X^{2}+1 est irréductible dans R[X]\R[X] mais vaut (X−i)(X+i)(X-i)(X+i) dans C[X]\C[X] ; et « pas de racine dans K\mathbb{K} » n’entraîne pas « irréductible » dès le degré 44, comme le montre X4+X2+1=(X2+X+1)(X2−X+1)X^{4}+X^{2}+1=\left(X^{2}+X+1\right)\left(X^{2}-X+1\right), sans racine réelle.

4Dérivation formelle, multiplicité d’une racine

Définition. Pour P=∑k=0nakXkP=\sum_{k=0}^{n}a_{k}X^{k}, le polynôme dérivé est P′=∑k=1nk akXk−1P'=\sum_{k=1}^{n}k\,a_{k}X^{k-1}, et P(0)=PP^{(0)}=P, P(k+1)=(P(k))′P^{(k+1)}=\left(P^{(k)}\right)'. Si deg⁡P=n⩾1\deg P=n\geq1 alors deg⁡P′=n−1\deg P'=n-1 ; si PP est constant, P′=0P'=0. Pour K=R\mathbb{K}=\R, P′~=(P~)′\widetilde{P'}=\bigl(\widetilde{P}\bigr)' : la dérivée formelle prolonge la dérivée usuelle.

Propriété — opérations. Pour P,Q∈K[X]P,Q\in\mathbb{K}[X], λ,μ∈K\lambda,\mu\in\mathbb{K}, n∈Nn\in\N, a∈Ka\in\mathbb{K} et k⩽mk\leq m : (λP+μQ)′=λP′+μQ′(\lambda P+\mu Q)'=\lambda P'+\mu Q' ; (PQ)′=P′Q+PQ′(PQ)'=P'Q+PQ' ; (P∘Q)′=Q′×(P′∘Q)(P\circ Q)'=Q'\times\left(P'\circ Q\right) ; ((X−a)m)(k)=m!(m−k)!(X−a)m−k\left(\left(X-a\right)^{m}\right)^{(k)}=\frac{m!}{(m-k)!}\left(X-a\right)^{m-k} ; et la formule de Leibniz (PQ)(n)=∑k=0n(nk)P(k)Q(n−k)\displaystyle (PQ)^{(n)}=\sum_{k=0}^{n}\binom{n}{k}P^{(k)}Q^{(n-k)}.

Théorème — formule de Taylor polynomiale. Pour P∈Kn[X]P\in\mathbb{K}_{n}[X] et a∈Ka\in\mathbb{K} :  P=∑k=0nP(k)(a)k! (X−a)k\ \boxed{P=\displaystyle\sum_{k=0}^{n}\frac{P^{(k)}(a)}{k!}\,(X-a)^{k}} — une égalité de polynômes, exacte et sans reste, qui exprime PP en fonction des puissances de X−aX-a.

Idée de preuve. Une récurrence sur deg⁡P\deg P permet d’écrire P=∑k=0nck(X−a)kP=\sum_{k=0}^{n}c_{k}(X-a)^{k} ; en dérivant jj fois et en évaluant en aa, il ne reste que j! cjj!\,c_{j}.

Définition. Soient P≠0P\neq0, a∈Ka\in\mathbb{K} et m∈N∗m\in\N^{*}. aa est racine de PP de multiplicité mm lorsque (X−a)m∣P(X-a)^{m}\mid P et (X−a)m+1∤P(X-a)^{m+1}\nmid P, c’est-à-dire lorsque P=(X−a)mQP=(X-a)^{m}Q avec Q(a)≠0Q(a)\neq0 : racine simple si m=1m=1, double si m=2m=2 (et multiplicité 00 si P(a)≠0P(a)\neq0).

Théorème — caractérisation par les dérivées. Pour P≠0P\neq0, a∈Ka\in\mathbb{K}, m∈N∗m\in\N^{*} :

a racine de multipliciteˊ m  ⟺  P(a)=P′(a)=⋯=P(m−1)(a)=0  et  P(m)(a)≠0,a\ \text{racine de multiplicité}\ m\iff P(a)=P'(a)=\cdots=P^{(m-1)}(a)=0\ \text{ et }\ P^{(m)}(a)\neq0,

et (X−a)m∣P  ⟺  P(a)=⋯=P(m−1)(a)=0(X-a)^{m}\mid P\iff P(a)=\cdots=P^{(m-1)}(a)=0. De plus, si aa est de multiplicité m⩾1m\geq1 pour PP, elle est de multiplicité exactement m−1m-1 pour P′P'. En particulier : PP n’a que des racines simples   ⟺  P∧P′=1\iff \boxed{P\wedge P'=1}.

Idée de preuve (exigible). La formule de Taylor en aa écrit PP comme polynôme en X−aX-a ; sa valuation est le plus petit kk tel que P(k)(a)≠0P^{(k)}(a)\neq0, et c’est par définition la multiplicité de aa. Les deux conditions sont nécessaires : sans « P(m)(a)≠0P^{(m)}(a)\neq0 » on n’obtient que (X−a)m∣P(X-a)^{m}\mid P, c’est-à-dire multiplicité ⩾m\geq m ; et P(m)(a)=0P^{(m)}(a)=0 signifie une multiplicité >m>m, pas =m=m.

Définition. PP de degré n⩾1n\geq1 est scindé sur K\mathbb{K} lorsqu’il est produit de facteurs de degré 11 de K[X]\mathbb{K}[X] :

P=c∏i=1r(X−ai)mi=c∏j=1n(X−xj),P=c\prod_{i=1}^{r}\left(X-a_{i}\right)^{m_{i}}=c\prod_{j=1}^{n}\left(X-x_{j}\right),

où cc est le coefficient dominant, les aia_{i} les racines distinctes de multiplicités mim_{i}, et x1,…,xnx_{1},\dots,x_{n} la liste des racines comptées avec multiplicité. Autrement dit : PP est scindé   ⟺  \iff la somme des multiplicités de ses racines dans K\mathbb{K} vaut deg⁡P\deg P.

Théorème — relations coefficients-racines. Soit P=∑k=0nakXkP=\sum_{k=0}^{n}a_{k}X^{k} de degré n⩾1n\geq1, scindé, de racines x1,…,xnx_{1},\dots,x_{n} comptées avec multiplicité. En notant σp=∑1⩽i1<⋯<ip⩽nxi1⋯xip\sigma_{p}=\sum_{1\leq i_{1}<\cdots<i_{p}\leq n}x_{i_{1}}\cdots x_{i_{p}}, on a σp=(−1)pan−pan\sigma_{p}=(-1)^{p}\frac{a_{n-p}}{a_{n}} pour 1⩽p⩽n1\leq p\leq n ; en particulier

∑j=1nxj=−an−1an,∏j=1nxj=(−1)na0an.\boxed{\sum_{j=1}^{n}x_{j}=-\frac{a_{n-1}}{a_{n}}},\qquad\boxed{\prod_{j=1}^{n}x_{j}=(-1)^{n}\frac{a_{0}}{a_{n}}}.

Seules la somme et le produit sont à connaître : les autres se retrouvent en développant an∏j(X−xj)a_{n}\prod_{j}(X-x_{j}). Pour P=X3+pX2+qX+rP=X^{3}+pX^{2}+qX+r scindé : σ1=−p\sigma_{1}=-p, σ2=q\sigma_{2}=q, σ3=−r\sigma_{3}=-r, d’où ∑xj2=σ12−2σ2=p2−2q\sum x_{j}^{2}=\sigma_{1}^{2}-2\sigma_{2}=p^{2}-2q.

5Polynômes scindés, factorisation dans C[X]\C[X] et dans R[X]\R[X]

Théorème — théorème de d’Alembert-Gauss. Tout polynôme de C[X]\C[X] de degré ⩾1\geq1 admet au moins une racine dans C\C : C\C est algébriquement clos. La démonstration est hors programme.

Théorème — conséquences dans C[X]\C[X]. Soit P∈C[X]P\in\C[X] de degré n⩾1n\geq1, de coefficient dominant cc. Alors PP est scindé sur C\C : P=c∏i=1r(X−ai)miP=c\prod_{i=1}^{r}(X-a_{i})^{m_{i}}, les aia_{i} distincts et ∑imi=n\sum_{i}m_{i}=n, écriture unique à l’ordre près ; les irréductibles de C[X]\C[X] sont exactement les polynômes de degré 11 ; B∣PB\mid P si et seulement si chaque racine de BB est racine de PP avec une multiplicité au moins égale ; et deux polynômes de C[X]\C[X] sont premiers entre eux si et seulement si ils n’ont aucune racine commune.

Théorème — factorisation de Xn−1X^{n}-1. Pour n∈N∗n\in\N^{*}, dans C[X]\C[X] :

Xn−1=∏ω∈Un(X−ω)=∏k=0n−1(X−e2ikπ/n),1+X+⋯+Xn−1=∏k=1n−1(X−e2ikπ/n).X^{n}-1=\prod_{\omega\in\U_{n}}(X-\omega)=\prod_{k=0}^{n-1}\left(X-\e^{2ik\pi/n}\right),\qquad 1+X+\cdots+X^{n-1}=\prod_{k=1}^{n-1}\left(X-\e^{2ik\pi/n}\right).

Idée de preuve (exigible). Xn−1X^{n}-1 est unitaire de degré nn et admet les nn racines nn-ièmes de l’unité, distinctes : il est scindé à racines simples ; la seconde égalité s’obtient en divisant par X−1X-1.

Théorème — racines conjuguées. Soient P∈R[X]P\in\R[X] et a∈Ca\in\C. Alors a‾\overline{a} est racine de PP de même multiplicité que aa.

Idée de preuve (exigible). Les P(k)P^{(k)} sont à coefficients réels, donc P(k)(a)‾=P(k)(a‾)\overline{P^{(k)}(a)}=P^{(k)}(\overline{a}) ; ainsi P(k)(a)=0  ⟺  P(k)(a‾)=0P^{(k)}(a)=0\iff P^{(k)}(\overline{a})=0 pour tout kk, et la caractérisation par les dérivées donne l’égalité des multiplicités.

Théorème — irréductibles et factorisation dans R[X]\R[X]. Les irréductibles de R[X]\R[X] sont les polynômes de degré 11 et les polynômes de degré 22 de discriminant strictement négatif. Tout P∈R[X]P\in\R[X] de degré ⩾1\geq1 et de coefficient dominant cc s’écrit donc, de façon unique à l’ordre près,

P=c∏i=1r(X−ai)mi∏j=1s(X2+pjX+qj)nj,pj2−4qj<0,∑imi+2∑jnj=deg⁡P,P=c\prod_{i=1}^{r}\left(X-a_{i}\right)^{m_{i}}\prod_{j=1}^{s}\left(X^{2}+p_{j}X+q_{j}\right)^{n_{j}},\qquad p_{j}^{2}-4q_{j}<0,\qquad \sum_{i}m_{i}+2\sum_{j}n_{j}=\deg P,

les aia_{i} réels distincts et les trinômes distincts. Conséquence : tout polynôme réel de degré impair a au moins une racine réelle.

Méthode — factoriser dans R[X]\R[X]. factoriser dans C[X]\C[X], puis regrouper les racines conjuguées : (X−a)(X−a‾)=X2−2Re⁡(a)X+∣a∣2(X-a)(X-\overline{a})=X^{2}-2\Ree(a)X+\abs{a}^{2}, de discriminant <0<0 dès que a∉Ra\notin\R.

6Interpolation de Lagrange

Théorème. Soient n∈N∗n\in\N^{*}, x1,…,xn∈Kx_{1},\dots,x_{n}\in\mathbb{K} deux à deux distincts et y1,…,yn∈Ky_{1},\dots,y_{n}\in\mathbb{K}. Il existe un unique L∈Kn−1[X]L\in\mathbb{K}_{n-1}[X] tel que L(xi)=yiL(x_{i})=y_{i} pour tout ii, à savoir

L=∑i=1nyiLi,Li=∏j=1j≠inX−xjxi−xj(de sorte que Li(xj)=δij),L=\sum_{i=1}^{n}y_{i}L_{i},\qquad L_{i}=\prod_{\substack{j=1\\ j\neq i}}^{n}\frac{X-x_{j}}{x_{i}-x_{j}}\quad\text{(de sorte que }L_{i}(x_{j})=\delta_{ij}),

et, en posant Π=∏j=1n(X−xj)\Pi=\prod_{j=1}^{n}(X-x_{j}), l’ensemble de tous les Q∈K[X]Q\in\mathbb{K}[X] tels que Q(xi)=yiQ(x_{i})=y_{i} pour tout ii est {L+ΠS, S∈K[X]}\ens{L+\Pi S,\ S\in\mathbb{K}[X]}.

Idée de preuve (exigible). Unicité : la différence de deux solutions de Kn−1[X]\mathbb{K}_{n-1}[X] est de degré ⩽n−1\leq n-1 avec nn racines distinctes, donc nulle. Existence : les LiL_{i} sont bien définis, de degré n−1n-1, et Li(xj)=δijL_{i}(x_{j})=\delta_{ij}. Description : QQ convient   ⟺  Q−L\iff Q-L s’annule en tous les xi  ⟺  Π∣(Q−L)x_{i}\iff\Pi\mid(Q-L), les X−xjX-x_{j} étant premiers entre eux deux à deux.

7Fractions rationnelles et éléments simples

Définition. On admet l’existence du corps K(X)\mathbb{K}(X) des fractions rationnelles : ses éléments s’écrivent F=PQF=\frac{P}{Q} avec Q≠0Q\neq0, deux écritures PQ\frac{P}{Q} et P1Q1\frac{P_{1}}{Q_{1}} représentant la même fraction si et seulement si PQ1=P1QPQ_{1}=P_{1}Q. La construction de K(X)\mathbb{K}(X) est hors programme. Toute F≠0F\neq0 s’écrit de manière unique F=PQF=\frac{P}{Q} avec P∧Q=1P\wedge Q=1 et QQ unitaire : c’est la forme irréductible. On pose alors deg⁡F=deg⁡P−deg⁡Q∈Z\deg F=\deg P-\deg Q\in\Z, et deg⁡(FG)=deg⁡F+deg⁡G\deg(FG)=\deg F+\deg G, deg⁡(F+G)⩽max⁡(deg⁡F,deg⁡G)\deg(F+G)\leq\max(\deg F,\deg G). Les zéros de FF sont les racines de PP, ses pôles les racines de QQ, avec leurs multiplicités ; la fonction rationnelle associée est définie sur K\mathbb{K} privé des pôles.

Théorème — partie entière. Pour F=PQF=\frac{P}{Q}, la division euclidienne P=QE+RP=QE+R donne F=E+RQF=E+\frac{R}{Q} avec deg⁡RQ<0\deg\frac{R}{Q}<0 : EE est la partie entière de FF, l’unique polynôme tel que deg⁡(F−E)<0\deg(F-E)<0, nul si et seulement si deg⁡F<0\deg F<0.

Théorème — décomposition en éléments simples. Soit F∈K(X)F\in\mathbb{K}(X) de forme irréductible PQ\frac{P}{Q}, et Q=c∏i=1rQi miQ=c\prod_{i=1}^{r}Q_{i}^{\,m_{i}} la décomposition de QQ en irréductibles unitaires distincts de K[X]\mathbb{K}[X]. Alors FF s’écrit de manière unique

F=E+∑i=1r∑k=1miNi,kQi k,E la partie entieˋre,deg⁡Ni,k<deg⁡Qi.F=E+\sum_{i=1}^{r}\sum_{k=1}^{m_{i}}\frac{N_{i,k}}{Q_{i}^{\,k}},\qquad E\ \text{la partie entière},\quad \deg N_{i,k}<\deg Q_{i}.

La démonstration est hors programme. Sur C\C les termes sont des λi,k(X−ai)k\frac{\lambda_{i,k}}{(X-a_{i})^{k}} ; sur R\R s’y ajoutent des αX+β(X2+pX+q)k\frac{\alpha X+\beta}{\left(X^{2}+pX+q\right)^{k}}, un par facteur irréductible de degré 22 et par exposant.

Théorème — coefficient d’un pôle simple. Si aa est un pôle simple de F=PQF=\frac{P}{Q} (forme irréductible), le coefficient de 1X−a\frac{1}{X-a} vaut  λ=P(a)Q′(a)=lim⁡x→a(x−a)F(x)\ \lambda=\frac{P(a)}{Q'(a)}=\lim_{x\to a}(x-a)F(x).

Idée de preuve (exigible). Q=(X−a)Q1Q=(X-a)Q_{1} avec Q1(a)≠0Q_{1}(a)\neq0, et λ=P(a)Q1(a)\lambda=\frac{P(a)}{Q_{1}(a)} ; or Q′=Q1+(X−a)Q1′Q'=Q_{1}+(X-a)Q_{1}' donne Q′(a)=Q1(a)Q'(a)=Q_{1}(a).

Méthode — calculer une décomposition en éléments simples. (1) rendre la forme irréductible et factoriser QQ ; (2) extraire la partie entière si deg⁡P⩾deg⁡Q\deg P\geq\deg Q ; (3) écrire la forme a priori sans oublier un terme ; (4) multiplier par (X−a)m(X-a)^{m} et évaluer en aa pour le coefficient de 1(X−a)m\frac{1}{(X-a)^{m}} (pour un pôle simple, P(a)Q′(a)\frac{P(a)}{Q'(a)}) ; (5) obtenir le reste par évaluation en 00 ou 11, parité, ou limite de xF(x)xF(x) en +∞+\infty, et contrôler en un point qui n’est pas un pôle.

Théorème — décomposition de P′/PP'/P. Si PP est non constant et scindé sur K\mathbb{K}, de racines distinctes a1,…,ara_{1},\dots,a_{r} de multiplicités m1,…,mrm_{1},\dots,m_{r}, alors  P′P=∑i=1rmiX−ai\ \dfrac{P'}{P}=\displaystyle\sum_{i=1}^{r}\frac{m_{i}}{X-a_{i}} : tous les pôles sont simples et les coefficients sont les multiplicités. Preuve : dériver P=c∏i(X−ai)miP=c\prod_{i}(X-a_{i})^{m_{i}}, puis diviser par PP.

Savoir-faire
  • Calculer un degré (somme, produit, composée), identifier des coefficients, poser une division euclidienne et un schéma de Horner.
  • Dérouler l’algorithme d’Euclide dans K[X]\mathbb{K}[X], le remonter pour un couple de Bézout, appliquer Bézout et Gauss ; déterminer la multiplicité d’une racine par les dérivées successives et montrer que toutes les racines sont simples via P∧P′=1P\wedge P'=1 ; factoriser dans C[X]\C[X] puis dans R[X]\R[X] en utilisant Xn−1X^{n}-1 et les racines de l’unité.
  • Exploiter les relations coefficients-racines ; écrire le polynôme interpolateur de Lagrange et décrire tous les polynômes solutions.
  • Déterminer partie entière, pôles et décomposition en éléments simples d’une fraction simple ; reconnaître P′/PP'/P.
Exempletrois calculs types

Euclide. X5−1=X2(X3−1)+(X2−1)X^{5}-1=X^{2}\left(X^{3}-1\right)+\left(X^{2}-1\right), X3−1=X(X2−1)+(X−1)X^{3}-1=X\left(X^{2}-1\right)+(X-1), X2−1=(X+1)(X−1)X^{2}-1=(X+1)(X-1) : donc (X5−1)∧(X3−1)=X−1\left(X^{5}-1\right)\wedge\left(X^{3}-1\right)=X-1, et en remontant (−X)(X5−1)+(X3+1)(X3−1)=X−1(-X)\left(X^{5}-1\right)+\left(X^{3}+1\right)\left(X^{3}-1\right)=X-1. Multiplicité. Pour P=X4−2X3+2X−1P=X^{4}-2X^{3}+2X-1 : P(1)=P′(1)=P′′(1)=0P(1)=P'(1)=P''(1)=0 et P′′′(1)=12≠0P'''(1)=12\neq0, donc 11 est racine triple et P=(X−1)3(X+1)P=(X-1)^{3}(X+1). Éléments simples. F=X3X2−1=X+XX2−1F=\frac{X^{3}}{X^{2}-1}=X+\frac{X}{X^{2}-1} par division ; les pôles ±1\pm1 sont simples et P(a)Q′(a)=a2a=12\frac{P(a)}{Q'(a)}=\frac{a}{2a}=\frac12, d’où F=X+1/2X−1+1/2X+1F=X+\frac{1/2}{X-1}+\frac{1/2}{X+1} — contrôle en x=2x=2 : 83=2+12+16\frac{8}{3}=2+\frac{1}{2}+\frac{1}{6}.

Pièges
  • Confondre le polynôme XX et un nombre xx, ou PP et sa fonction polynomiale (identification licite sur R\R et C\C seulement).
  • Écrire deg⁡(P+Q)=max⁡(deg⁡P,deg⁡Q)\deg(P+Q)=\max(\deg P,\deg Q) sans réserve ; oublier deg⁡0=−∞\deg0=-\infty ; diviser par B=0B=0.
  • Croire que tout polynôme de R[X]\R[X] se factorise en facteurs de degré 11 sur R\R ; oublier les facteurs X2+pX+qX^{2}+pX+q de discriminant négatif ; conclure « multiplicité mm » sans vérifier P(m)(a)≠0P^{(m)}(a)\neq0 ; lire AU+BV=CAU+BV=C comme « A∧B=CA\wedge B=C » alors qu’on n’obtient que (A∧B)∣C(A\wedge B)\mid C.
  • Poser une décomposition en éléments simples sans avoir rendu la fraction irréductible, oublier la partie entière lorsque deg⁡P⩾deg⁡Q\deg P\geq\deg Q, ou oublier un terme λ(X−a)k\frac{\lambda}{(X-a)^{k}} pour un pôle multiple.

Exercices, contrôles et sujets

Les énoncés sont en accès libre, à télécharger en PDF.

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Exercices de base

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Les bases : degré, division euclidienne, racines et multiplicité, pgcd, factorisation, éléments simples

12 exercicesniveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 2 sur 3durée conseillée : 2 hsans calculatrice

  1. Degrés, valuations, coefficientsDifficulté 1 sur 3
  2. Divisions euclidiennesDifficulté 1 sur 3
  3. Racines, Horner, factorisationDifficulté 1 sur 3
  4. Multiplicité d’une racineDifficulté 2 sur 3
  5. Algorithme d’Euclide et coefficients de BézoutDifficulté 2 sur 3
  6. Restes remarquablesDifficulté 2 sur 3
  7. Factoriser dans C[X]\C[X], puis dans R[X]\R[X]Difficulté 2 sur 3
  8. Relations coefficients-racinesDifficulté 2 sur 3
  9. Autour de Xn−1X^{n}-1Difficulté 2 sur 3
  10. Interpolation de LagrangeDifficulté 1 sur 3
  11. Fractions rationnelles : forme irréductible, degré, pôlesDifficulté 1 sur 3
  12. Premières décompositions en éléments simplesDifficulté 2 sur 3
2

Exercices d'application

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Applications : divisibilité avec paramètres, équations polynomiales, Bézout, Taylor, éléments simples

10 exercicesniveau Difficulté 2 sur 3durée conseillée : 3 hsans calculatrice

  1. Divisibilité et paramètresDifficulté 2 sur 3
  2. Une racine double selon un paramètreDifficulté 2 sur 3
  3. Trois équations d’inconnue polynomialeDifficulté 2 sur 3
  4. Euclide, Bézout, et une équation AU+BV=CAU+BV=CDifficulté 2 sur 3
  5. Factorisations et racines de l’unitéDifficulté 2 sur 3
  6. Relations coefficients-racinesDifficulté 2 sur 3
  7. Formule de Taylor polynomialeDifficulté 2 sur 3
  8. Autour de l’interpolation de LagrangeDifficulté 2 sur 3
  9. Décompositions en éléments simplesDifficulté 2 sur 3
  10. Dérivée nn-ième et P′/PP'/PDifficulté 2 sur 3
3

Interrogation A

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Durée : 1 h — sans document ni calculatrice

3 exercicesnoté sur 20niveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 2 sur 3la rédaction est évaluée

  1. Questions de cours5 ptsDifficulté 1 sur 3
  2. Euclide, Bézout et ppcm7 ptsDifficulté 2 sur 3
  3. Multiplicités, factorisation et P′/PP'/P8 ptsDifficulté 2 sur 3
4

Interrogation B

PDF

Durée : 1 h — sans document ni calculatrice

3 exercicesnoté sur 20niveau Difficulté 2 sur 3la rédaction est évaluée

  1. Questions de cours5 ptsDifficulté 2 sur 3
  2. Sommes de puissances des racines7 ptsDifficulté 2 sur 3
  3. Une fraction rationnelle, trois usages8 ptsDifficulté 2 sur 3
5

Approfondissement

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Sept classiques : Xm−1∧Xn−1X^{m}-1\wedge X^{n}-1, Legendre, valeurs entières, polynômes réciproques, racines de P′P'

7 exercicesniveau Difficulté 3 sur 3durée conseillée : 4 hsans calculatrice

  1. Le pgcd de Xm−1X^{m}-1 et Xn−1X^{n}-1Difficulté 3 sur 3
  2. Les polynômes de LegendreDifficulté 3 sur 3
  3. Polynômes à valeurs entièresDifficulté 3 sur 3
  4. Polynômes réciproquesDifficulté 3 sur 3
  5. Où se trouvent les racines de P′P' ?Difficulté 3 sur 3
  6. Le produit des sinusDifficulté 3 sur 3
  7. Éléments simples de 1Xn−1\dfrac{1}{X^{n}-1}Difficulté 3 sur 3
6

DS type concours

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Les polynômes de Tchebychev : construction, racines, factorisation, dérivation et éléments simples

durée : 4 hnoté sur 20quatre parties enchaînéescalculatrice interdite

7

Planche de colle

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Une question de cours et quatre exercices d’oral indépendants

4 exercicesniveaux Difficulté 1 sur 3, Difficulté 2 sur 3, Difficulté 2 sur 3, Difficulté 3 sur 3environ 20 min chacunsans calculatrice

  1. Un reste de divisionDifficulté 1 sur 3
  2. Une équation polynomialeDifficulté 2 sur 3
  3. Des éléments simples à une sommeDifficulté 2 sur 3
  4. Somme de deux carrésDifficulté 3 sur 3

Prépa · Mathématiques : les 26 chapitres

  1. Logique et raisonnement
  2. Ensembles et applications
  3. Sommes et produits
  4. Inégalités et trigonométrie
  5. Nombres complexes
  6. Fonctions usuelles
  7. Primitives et équations différentielles
  8. Nombres réels et suites numériques
  9. Limites et continuité
  10. Dérivabilité et convexité
  11. Arithmétique des entiers relatifs
  12. Structures algébriques usuelles
  13. Calcul matriciel
  14. Polynômes et fractions rationnelles
  15. Analyse asymptotique
  16. Espaces vectoriels
  17. Dimension et applications linéaires
  18. Matrices et applications linéaires
  19. Groupe symétrique
  20. Déterminants
  21. Intégration
  22. Dénombrement
  23. Probabilités
  24. Espaces préhilbertiens
  25. Séries et familles sommables
  26. Fonctions de deux variables