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MPSI · Physique-chimie · Ondes et signaux · Chapitre 3

Circuits dans l’ARQS

Fiche de cours10 min de lecturePar Robin RinguetMise à jour : octobre 2026

1Charge électrique et intensité du courant

Définition. La charge électrique qq se mesure en coulombs (C{\mathrm{C}}). Elle est quantifiée : toute charge est un multiple entier de la charge élémentaire e=1,602×10−19 Ce={1{,}602\times10^{-19}\,\mathrm{C}}. Elle est conservée : la charge totale d’un système fermé ne varie pas.

Définition. L’intensité ii du courant à travers une section orientée d’un conducteur est le débit de charge à travers cette section :

 i= ⁣dq ⁣dt A=C⋅s−1.\boxed{\ i=\frac{\dd q}{\dd t}\ }\qquad {\mathrm{A}}={\mathrm{C}{\cdot}\mathrm{s}^{-1}}.

ii est une grandeur algébrique : son signe dépend de l’orientation choisie, fixée une fois pour toutes par une flèche sur le schéma. Le sens conventionnel du courant est celui du déplacement des charges positives, donc l’inverse du déplacement des électrons dans un métal.

Propriété — compatibilité avec la quantification. Un courant de 1 mA{1\,\mathrm{mA}} correspond à N=i/e≈6×1015N=i/e\approx 6\times 10^{15} électrons par seconde, dont les fluctuations relatives sont de l’ordre de 1/N≈10−81/\sqrt{N}\approx 10^{-8} : à l’échelle macroscopique la charge se décrit comme une grandeur continue, la granularité n’étant décelable qu’à très faible courant (bruit de grenaille).

Notation. Intensités : pA{\mathrm{pA}} (fuite), µA{\mathrm{\text{µ}A}} (capteur), mA{\mathrm{mA}} (électronique), A{\mathrm{A}} (électroménager), 104 A10^{4}\,{\mathrm{A}} (foudre). Tensions : µV{\mathrm{\text{µ}V}} (signal biologique), mV{\mathrm{mV}} (thermocouple), V{\mathrm{V}} (pile), 230 V{230\,\mathrm{V}} (secteur), MV{\mathrm{MV}} (ligne THT).

2L’approximation des régimes quasi stationnaires

Définition. Un signal électrique se propage le long des fils à une célérité c′c' de l’ordre de c=3,00×108 m⋅s−1c={3{,}00\times10^{8}\,\mathrm{m}{\cdot}\mathrm{s}^{-1}}. Pour un circuit de plus grande dimension ℓ\ell, l’information met donc une durée θ=ℓ/c′\theta=\ell/c' à le parcourir. L’ARQS consiste à négliger θ\theta devant la durée caractéristique TT d’évolution des signaux :

 θ=ℓc ≪ T=1fsoitℓ≪cf=λ. \boxed{\ \theta=\frac{\ell}{c}\ \ll\ T=\frac{1}{f}\qquad\text{soit}\qquad \ell\ll\frac{c}{f}=\lambda.\ }

Propriété — conséquences. Dans l’ARQS, tout se passe comme si les signaux se propageaient instantanément : l’intensité est la même en tout point d’une même branche à chaque instant, et les lois des nœ uds et des mailles s’appliquent à chaque instant, avec les valeurs instantanées.

Exemplequand l’ARQS tombe-t-elle en défaut ?

Circuit de travaux pratiques (ℓ≈1 m\ell\approx{1\,\mathrm{m}}) à f=1 kHzf={1\,\mathrm{kHz}} : λ=3×105 m\lambda={3\times10^{5}\,\mathrm{m}} et ℓ/λ≈3×10−6\ell/\lambda\approx 3\times 10^{-6}, l’ARQS est excellente. Le même circuit à f=1 GHzf={1\,\mathrm{GHz}} : λ=0,30 m\lambda={0{,}30\,\mathrm{m}}, l’ARQS tombe en défaut et il faut une théorie des lignes. Réseau de distribution (f=50 Hzf={50\,\mathrm{Hz}}, λ=6 000 km\lambda={6\,000\,\mathrm{km}}) : l’ARQS cesse d’être valable à l’échelle d’un continent.

3Potentiel, tension, puissance

Définition. Le potentiel VV est défini en chaque point d’un circuit à une constante additive près : on choisit un point de référence, la masse, où l’on pose V=0V=0. La tension entre AA et BB est la différence de potentiel uAB=VA−VBu_{AB}=V_A-V_B (V{\mathrm{V}}), grandeur algébrique représentée par une flèche allant de BB vers AA (la flèche pointe vers le premier indice).

Propriété — conséquence immédiate. uAB=−uBAu_{AB}=-u_{BA} ; deux points reliés par un fil idéal sont au même potentiel, donc la tension entre eux est nulle. La somme des tensions le long d’un chemin fermé est nulle : c’est la loi des mailles.

Définition. Convention récepteur : les flèches de uu et de ii sont de sens opposés sur le dipôle. Convention générateur : elles sont de même sens. Dans les deux cas, la puissance reçue par le dipôle vaut, en convention récepteur,

 P=u i (W),\boxed{\ \mathcal{P}=u\,i\ }\qquad({\mathrm{W}}),

et l’énergie reçue entre t1t_1 et t2t_2 vaut W=∫t1t2u i  ⁣dtW=\int_{t_1}^{t_2}u\,i\,\dd t.

Figure 1 — Convention récepteur : P=ui\mathcal{P}=ui est la puissance reçue.

Figure 2 — Convention générateur : P=ui\mathcal{P}=ui est la puissance fournie.

Remarque — le signe n’est pas une nature. Un dipôle fléché en convention récepteur pour lequel on trouve P=ui<0\mathcal{P}=ui<0 fournit de l’énergie au reste du circuit ; une batterie en charge, elle, est un récepteur. C’est le signe du calcul, non le nom du composant, qui tranche.

4Les dipôles usuels

Définition. La caractéristique d’un dipôle (composant à deux bornes) est la courbe u=f(i)u=f(i) qui relie tension et intensité en régime établi. Le dipôle est linéaire si c’est une droite, passif si elle passe par l’origine, symétrique si elle est invariante par (u,i)↦(−u,−i)(u,i)\mapsto(-u,-i).

Propriété — les trois dipôles linéaires, convention récepteur.

 uR=R i (Ω) iC=C  ⁣duC ⁣dt (F) uL=L  ⁣diL ⁣dt (H)\boxed{\ u_R=R\,i\ }\quad({\mathrm{\Omega}})\qquad \boxed{\ i_C=C\,\frac{\dd u_C}{\dd t}\ }\quad({\mathrm{F}})\qquad \boxed{\ u_L=L\,\frac{\dd i_L}{\dd t}\ }\quad({\mathrm{H}})

avec q=C uCq=C\,u_C pour le condensateur (qq charge de l’armature d’où pointe la flèche de tension) ; la conductance est G=1/RG=1/R (S{\mathrm{S}}).

Propriété — énergies et puissance. La résistance dissipe par effet Joule une puissance toujours positive, le condensateur et la bobine stockent de l’énergie sous forme électrique et magnétique :

PJ=uR i=R i2=uR 2R⩾0,EC=12 C uC 2,EL=12 L iL 2,P= ⁣dE ⁣dt.\mathcal{P}_J=u_R\,i=R\,i^2=\frac{u_R^{\,2}}{R}\geq 0,\qquad \mathcal{E}_C=\frac12\,C\,u_C^{\,2},\qquad \mathcal{E}_L=\frac12\,L\,i_L^{\,2},\qquad \mathcal{P}=\frac{\dd\mathcal{E}}{\dd t}.

Idée de la démonstration : P=uC iC=C uC  ⁣duC ⁣dt= ⁣d ⁣dt ⁣(12CuC 2)\mathcal{P}=u_C\,i_C=C\,u_C\,\dfrac{\dd u_C}{\dd t}=\dfrac{\dd}{\dd t}\!\left(\tfrac12 Cu_C^{\,2}\right), et de même pour LL.

Notation. Ordres de grandeur : résistances de 10 Ω{10\,\mathrm{\Omega}} à 1 MΩ{1\,\mathrm{M\Omega}} ; condensateurs du nF{\mathrm{nF}} au µF{\mathrm{\text{µ}F}} (quelques mF pour un condensateur de filtrage) ; bobines du mH{\mathrm{mH}} au H{\mathrm{H}}.

Définition. Une source idéale de tension impose u=Eu=E quel que soit le courant débité ; une source idéale de courant impose i=ηi=\eta quelle que soit la tension à ses bornes. Aucune n’existe : une source réelle est décrite par un modèle linéaire de Thévenin, association série d’une source idéale de f.é.m. EE et d’une résistance interne rr, de caractéristique u=E−r i\boxed{u=E-r\,i} en convention générateur.

Figure 3 — Modèle de Thévenin

Figure 4 — Caractéristiques et point de fonctionnement PP

Méthode — point de fonctionnement. Un générateur débitant dans un récepteur impose le même couple (u,i)(u,i) aux deux dipôles : le point de fonctionnement est l’intersection des deux caractéristiques tracées dans le même repère. Si le récepteur est une résistance, la droite u=Riu=Ri est la droite de charge ; s’il est non linéaire (diode, lampe), la résolution graphique est la seule méthode élémentaire.

5Les lois de Kirchhoff

Théorème — loi des nœ uds. En un nœ ud, la somme algébrique des intensités est nulle :

 ∑kεk ik=0 εk=+1 si le courant arrive, −1 s’il part.\boxed{\ \sum_k \varepsilon_k\,i_k=0\ }\qquad \varepsilon_k=+1\ \text{si le courant arrive},\ -1\ \text{s'il part}.

Idée : la charge est conservée et, dans l’ARQS, aucune charge ne s’accumule au nœ ud ; le débit entrant égale donc à chaque instant le débit sortant.

Théorème — loi des mailles. Pour toute maille orientée, la somme algébrique des tensions rencontrées est nulle :

 ∑kεk uk=0 \boxed{\ \sum_k \varepsilon_k\,u_k=0\ }

(εk=+1\varepsilon_k=+1 si la flèche de uku_k est dans le sens de parcours). Idée : le potentiel est une fonction bien définie des points du circuit, donc la somme des différences de potentiel le long d’un chemin fermé est nulle.

Méthode — résoudre un réseau. (i) choisir la masse ; (ii) orienter tous les courants et flécher toutes les tensions une fois pour toutes, en convention récepteur pour les dipôles passifs ; (iii) écrire les lois des nœ uds (n−1n-1 indépendantes pour nn nœ uds) et des mailles ; (iv) injecter les relations constitutives, résoudre, puis contrôler homogénéité et cas limites.

6Associations et ponts diviseurs

Théorème — associations. Deux résistances parcourues par le même courant sont en série ; soumises à la même tension, elles sont en parallèle :

 Rs=R1+R2  1Rp=1R1+1R2,  soit  Rp=R1∥R2=R1R2R1+R2. \boxed{\ R_{\text{s}}=R_1+R_2\ }\qquad\qquad \boxed{\ \frac{1}{R_{\text{p}}}=\frac{1}{R_1}+\frac{1}{R_2},\ \text{ soit }\ R_{\text{p}}=R_1\parallel R_2=\frac{R_1R_2}{R_1+R_2}.\ }

Ces résultats s’étendent de proche en proche à un nombre quelconque de résistances.

Remarque — contrôles. Rp⩽min⁡(R1,R2)⩽max⁡(R1,R2)⩽RsR_{\text{p}}\leq\min(R_1,R_2)\leq\max(R_1,R_2)\leq R_{\text{s}} : une association parallèle est plus petite que la plus petite des deux ; R∥R=R/2R\parallel R=R/2 et R1∥R2≈R1R_1\parallel R_2\approx R_1 dès que R1≪R2R_1\ll R_2.

Théorème — pont diviseur de tension. Si R1R_1 et R2R_2 sont en série, donc traversées par le même courant, et si uu est la tension aux bornes de l’ensemble, alors

 u1=R1R1+R2 u. \boxed{\ u_1=\frac{R_1}{R_1+R_2}\,u.\ }

Démonstration : u=(R1+R2) iu=(R_1+R_2)\,i et u1=R1 iu_1=R_1\,i ; on élimine ii.

Théorème — pont diviseur de courant. Si R1R_1 et R2R_2 sont en parallèle, donc soumises à la même tension, et si ii est l’intensité totale entrant dans l’association, alors

 i1=G1G1+G2 i=R2R1+R2 i. \boxed{\ i_1=\frac{G_1}{G_1+G_2}\,i=\frac{R_2}{R_1+R_2}\,i.\ }

Démonstration : u=R1i1=R2i2u=R_1i_1=R_2i_2 et i=i1+i2i=i_1+i_2 ; on élimine i2i_2 puis uu.

Figure 5 — Diviseur de tension : u2=R2R1+R2uu_2=\dfrac{R_2}{R_1+R_2}u

Figure 6 — Diviseur de courant : i1=R2R1+R2ii_1=\dfrac{R_2}{R_1+R_2}i

AttentionLa condition d’application, toujours

Le diviseur de tension exige que le même courant traverse les deux résistances : dès qu’une branche dérive du courant au point milieu, la formule est fausse. Le diviseur de courant exige que les deux résistances soient réellement en parallèle, donc soumises à la même tension. Vérifier cette hypothèse est la moitié du travail.

Remarque — diviseur chargé. Un diviseur R1=R2=10 kΩR_1=R_2={10\,\mathrm{k\Omega}} sous u=10 Vu={10\,\mathrm{V}} délivre u2=5,0 Vu_2={5{,}0\,\mathrm{V}} à vide ; branchons une charge Ru=10 kΩR_u={10\,\mathrm{k\Omega}} en parallèle sur R2R_2 : la branche basse vaut R2∥Ru=5,0 kΩR_2\parallel R_u={5{,}0\,\mathrm{k\Omega}} et u2=5,010+5,0×10=3,3 Vu_2=\frac{5{,}0}{10+5{,}0}\times 10={3{,}3\,\mathrm{V}}. La charge modifie le diviseur : c’est tout l’enjeu des résistances d’entrée.

7Résistance d’entrée, résistance de sortie

Définition. La résistance d’entrée Re=ue/ieR_e=u_e/i_e d’un appareil est la résistance équivalente vue entre ses bornes d’entrée. La résistance de sortie RsR_s d’un montage est celle de son modèle de Thévenin vu des bornes de sortie, c’est-à-dire la résistance vue de la sortie sources éteintes (source de tension idéale remplacée par un fil, source de courant idéale par un circuit ouvert).

Propriété — valeurs usuelles. Oscilloscope Re≈1 MΩR_e\approx{1\,\mathrm{M\Omega}} ; voltmètre numérique Re≈10 MΩR_e\approx{10\,\mathrm{M\Omega}} ; ampèremètre, de 0,1 Ω{0{,}1\,\mathrm{\Omega}} à quelques Ω{\mathrm{\Omega}} ; GBF Rs=50 ΩR_s={50\,\mathrm{\Omega}} (norme).

Méthode — bien mesurer. Un voltmètre se branche en dérivation, avec Re≫R_e\gg la résistance du dipôle observé ; un ampèremètre en série, avec une résistance interne ≪\ll celle de la branche ; un montage attaquant une charge RuR_u lui transmet une tension d’autant plus proche de sa tension à vide que Rs≪RuR_s\ll R_u (adaptation en tension).

Remarque — un GBF n’est pas idéal. De f.é.m. à vide E=5,00 VE={5{,}00\,\mathrm{V}} et de résistance de sortie Rs=50 ΩR_s={50\,\mathrm{\Omega}}, débitant dans Ru=50 ΩR_u={50\,\mathrm{\Omega}}, il ne délivre que u=E Ru/(Rs+Ru)=2,50 Vu=E\,R_u/(R_s+R_u)={2{,}50\,\mathrm{V}} : d’où les deux graduations « charge 50 Ω{50\,\mathrm{\Omega}} » et « haute impédance » de son afficheur.

8Bilans de puissance

Théorème — bilan global. La somme des puissances reçues par tous les dipôles d’un circuit est nulle à chaque instant, soit

 ∑Pfournie par les sources=∑Pdissipeˊe+ ⁣d ⁣dt ⁣(∑Estockeˊe).\boxed{\ \sum \mathcal{P}_{\text{fournie par les sources}}=\sum \mathcal{P}_{\text{dissipée}}+\frac{\dd}{\dd t}\!\left(\sum\mathcal{E}_{\text{stockée}}\right).}

Idée : écrire la loi des mailles et la multiplier par l’intensité de la maille ; chaque terme devient une puissance.

Propriété — générateur réel en charge. Une source (E,r)(E,r) débitant dans RR fournit Pf=E i\mathcal{P}_{\text{f}}=E\,i, dissipe r i2r\,i^2 en interne et délivre Pu=R i2\mathcal{P}_{\text{u}}=R\,i^2 à la charge, avec i=E/(R+r)i=E/(R+r) : le rendement η=Pu/Pf=R/(R+r)\eta=\mathcal{P}_{\text{u}}/\mathcal{P}_{\text{f}}=R/(R+r) est d’autant meilleur que R≫rR\gg r, tandis que la puissance utile est maximale pour R=rR=r (avec alors η=1/2\eta=1/2 seulement) : rendement et puissance transmise sont deux objectifs distincts.

9Savoir-faire et démonstrations exigibles

Savoir-faire
  • Démonstrations à savoir refaire : loi des nœ uds à partir de la conservation de la charge dans l’ARQS ; condition ℓ≪c/f\ell\ll c/f ; résistances équivalentes série et parallèle ; les deux ponts diviseurs, hypothèse comprise ; EC=12Cu2\mathcal{E}_C=\frac12 Cu^2 et EL=12Li2\mathcal{E}_L=\frac12 Li^2 par intégration de P=ui\mathcal{P}=ui ; puissance maximale transmise par (E,r)(E,r) à RR, par étude de R↦RE2/(R+r)2R\mapsto RE^2/(R+r)^2.
  • Exprimer une intensité comme un débit de charge, justifier la description continue de la charge, écrire la condition d’ARQS et l’appliquer à un circuit donné.
  • Algébriser un circuit (masse, orientation, fléchage, convention fixée une fois pour toutes), écrire les lois des nœ uds et des mailles et résoudre un réseau à deux mailles.
  • Simplifier un réseau de proche en proche par associations série et parallèle ; établir et exploiter les deux ponts diviseurs après vérification de leur hypothèse.
  • Modéliser une source réelle par une représentation de Thévenin ; déterminer EE et rr à partir d’une caractéristique ou de deux points de fonctionnement.
  • Déterminer un point de fonctionnement, y compris graphiquement pour un dipôle non linéaire ; évaluer une résistance d’entrée ou de sortie et en déduire l’erreur commise par un appareil de mesure ; mener un bilan de puissance complet et discuter un rendement.
FormulaireLes relations à connaître par cœ ur
  • i= ⁣dq ⁣dti=\dfrac{\dd q}{\dd t} ; ARQS : ℓ≪c/f\ell\ll c/f ; P=u i\mathcal{P}=u\,i (convention récepteur) ; PJ=Ri2=uR 2/R\mathcal{P}_J=Ri^2=u_R^{\,2}/R.
  • Dipôles : uR=R iu_R=R\,i ; iC=C  ⁣duC ⁣dti_C=C\,\dfrac{\dd u_C}{\dd t}, q=CuCq=Cu_C, EC=12CuC 2\mathcal{E}_C=\frac12 Cu_C^{\,2} ; uL=L  ⁣diL ⁣dtu_L=L\,\dfrac{\dd i_L}{\dd t}, EL=12LiL 2\mathcal{E}_L=\frac12 Li_L^{\,2}.
  • Associations : R1+R2R_1+R_2 ; R1∥R2=R1R2R1+R2R_1\parallel R_2=\dfrac{R_1R_2}{R_1+R_2}. Diviseurs : u2=R2R1+R2 uu_2=\dfrac{R_2}{R_1+R_2}\,u (série) ; i1=R2R1+R2 ii_1=\dfrac{R_2}{R_1+R_2}\,i (parallèle).
  • Source réelle : u=E−r iu=E-r\,i ; icc=E/ri_{\text{cc}}=E/r ; η=RR+r\eta=\dfrac{R}{R+r} ; Pu\mathcal{P}_{\text{u}} maximale pour R=rR=r. Repères : 1 MΩ{1\,\mathrm{M\Omega}} (oscilloscope), 10 MΩ{10\,\mathrm{M\Omega}} (voltmètre), 50 Ω{50\,\mathrm{\Omega}} (GBF), e=1,60×10−19 Ce={1{,}60\times10^{-19}\,\mathrm{C}}.
Pièges
  • Écrire les lois de Kirchhoff sans avoir orienté le circuit, changer de convention en cours de résolution, additionner des résistances en parallèle ou oublier d’inverser la somme des inverses.
  • Appliquer un pont diviseur de tension à deux résistances dont l’une est shuntée par une branche dérivée : le courant n’y est plus le même.
  • Confondre i=C  ⁣du/ ⁣dti=C\,\dd u/\dd t et u=C  ⁣di/ ⁣dtu=C\,\dd i/\dd t (pour la bobine, u=L  ⁣di/ ⁣dtu=L\,\dd i/\dd t) ; croire qu’un condensateur ou une bobine idéale dissipe de l’énergie.
  • Brancher un ampèremètre en dérivation ou un voltmètre en série ; oublier que la masse de l’oscilloscope et celle du GBF sont reliées ; négliger Rs=50 ΩR_s={50\,\mathrm{\Omega}} sur une faible charge.
  • Confondre rendement maximal (R≫rR\gg r) et puissance maximale transmise (R=rR=r) ; oublier de vérifier ℓ≪λ\ell\ll\lambda.

Exercices, contrôles et sujets

Les énoncés sont en accès libre, à télécharger en PDF.

1

Exercices de base

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Les bases : charge et courant, ARQS, lois de Kirchhoff, associations, diviseurs, puissance

11 exercicesniveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 2 sur 3durée conseillée : 2 hcalculatrice autorisée

  1. Le courant, débit de chargeDifficulté 1 sur 3
  2. La condition d’application de l’ARQSDifficulté 1 sur 3
  3. Lois de Kirchhoff et bilan de puissanceDifficulté 1 sur 3
  4. Résistances équivalentesDifficulté 1 sur 3
  5. Pont diviseur de tension et charge du diviseurDifficulté 1 sur 3
  6. Pont diviseur de courant et shunt d’ampèremètreDifficulté 1 sur 3
  7. Effet Joule et dimensionnementDifficulté 2 sur 3
  8. Condensateur et bobine : relations et énergiesDifficulté 2 sur 3
  9. Caractéristique d’une pileDifficulté 2 sur 3
  10. Influence de la résistance d’entrée d’un oscilloscopeDifficulté 2 sur 3
  11. Point de fonctionnement d’un dipôle non linéaireDifficulté 2 sur 3
2

Exercices d'application

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Applications : pont de Wheatstone, réseaux en échelle, chaînes de mesure, capteurs, bilans de puissance

8 exercicesniveau Difficulté 2 sur 3durée conseillée : 3 hcalculatrice autorisée

  1. Le pont de WheatstoneDifficulté 2 sur 3
  2. Réseau en échelleDifficulté 2 sur 3
  3. Mesure d’une résistance par la méthode voltampèremétriqueDifficulté 2 sur 3
  4. Deux batteries en parallèleDifficulté 2 sur 3
  5. Associations de condensateursDifficulté 2 sur 3
  6. Sonde de température dans un pont diviseurDifficulté 2 sur 3
  7. Régulation par diode ZenerDifficulté 2 sur 3
  8. Alimentation d’un refuge de montagneDifficulté 2 sur 3
3

Interrogation A

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ARQS, lois de Kirchhoff, associations, diviseurs, bilan de puissance

Durée : 1 hcalculatrice autorisée3 exercices indépendantsbarème sur 20

  1. Questions de cours6 ptsDifficulté 1 sur 3
  2. Réseau et bilan de puissance7 ptsDifficulté 2 sur 3
  3. Un panneau photovoltaïque7 ptsDifficulté 2 sur 3
4

Interrogation B

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Conventions, diviseurs, pont de Wheatstone, résistances d’entrée et de sortie

Durée : 1 hcalculatrice autorisée3 exercices indépendantsbarème sur 20

  1. Questions de cours6 ptsDifficulté 1 sur 3
  2. Une jauge de contrainte dans un pont7 ptsDifficulté 3 sur 3
  3. Une chaîne de mesure7 ptsDifficulté 2 sur 3
5

Approfondissement

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Sept problèmes pour aller au bout des réseaux linéaires

7 exercicesniveau Difficulté 3 sur 3durée conseillée : 4 hcalculatrice autorisée

  1. Le théorème de superposition (hors programme — pour aller plus loin)Difficulté 3 sur 3
  2. Le modèle de Norton (hors programme — pour aller plus loin)Difficulté 3 sur 3
  3. Le cube de résistancesDifficulté 3 sur 3
  4. Le réseau en échelle infini et le nombre d’orDifficulté 3 sur 3
  5. Un pont déséquilibréDifficulté 3 sur 3
  6. Adaptation à travers une ligneDifficulté 3 sur 3
  7. Concevoir un atténuateur adaptéDifficulté 3 sur 3
6

DS type concours

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L’instrument de mesure : du galvanomètre au multimètre

Durée : 3 hcalculatrice autorisée3 parties20 questionsbarème indicatif sur 20

7

Planche de colle

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Une question de cours et quatre exercices d’oral

1 question de cours4 exercicesniveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 3 sur 3environ 20 min{20\,\mathrm{min}} par exercice

  1. Question de coursDifficulté 1 sur 3
  2. Un réseau à trois résistancesDifficulté 1 sur 3
  3. Une pile en chargeDifficulté 2 sur 3
  4. Un diviseur mal observéDifficulté 2 sur 3
  5. Comment associer NN piles ?Difficulté 3 sur 3

Prépa · Physique-chimie : les 26 chapitres

  1. Mesures et incertitudes
  2. Optique géométrique
  3. Circuits dans l’ARQS
  4. Circuits du premier ordre
  5. Oscillateurs libres et forcés
  6. Filtrage linéaire
  7. Propagation et interférences
  8. Cinématique du point
  9. Lois de Newton
  10. Énergétique du point
  11. Particules chargées
  12. Transformations de la matière
  13. Cinétique chimique
  14. Structure des entités chimiques
  15. Moment cinétique et forces centrales
  16. Mouvement d’un solide
  17. Système thermodynamique
  18. Premier principe
  19. Deuxième principe
  20. Machines thermiques
  21. Champ magnétique et forces de Laplace
  22. Induction
  23. Physique quantique
  24. Solides cristallins
  25. Acide-base et précipitation
  26. Oxydo-réduction et diagrammes E-pH