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Seconde · Mathématiques · Chapitre 6

Droites du plan

Fiche de cours4 min de lecturePar Robin RinguetMise à jour : octobre 2026

Dans toute la fiche, le plan est muni d’un repère (O ;ı⃗,ȷ⃗)\left(O\,;\vv\imath,\vv\jmath\right).

1Vecteur directeur et équation cartésienne

Définition. Un vecteur directeur d’une droite dd est un vecteur non nul u⃗\vv u tel que u⃗=AB→\vv u=\vect{AB} pour deux points AA et BB de dd. Une droite possède une infinité de vecteurs directeurs, tous colinéaires entre eux.

Propriété. La droite passant par AA et de vecteur directeur u⃗\vv u est l’ensemble des points MM tels que AM→\vect{AM} et u⃗\vv u soient colinéaires, c’est-à-dire det⁡(AM→ ;u⃗)=0\det\left(\vect{AM}\,;\vv u\right)=0.

Théorème. Toute droite admet une équation cartésienne de la forme ax+by+c=0ax+by+c=0, avec (a ;b)≠(0 ;0)(a\,;b)\neq(0\,;0). Réciproquement, l’ensemble des points M (x ;y)M\,(x\,;y) vérifiant ax+by+c=0ax+by+c=0 est une droite, dont u⃗(−b ;a)\vv u\left(-b\,;a\right) est un vecteur directeur.

Remarque. Une équation cartésienne n’est pas unique : 2x−4y+6=02x-4y+6=0 et x−2y+3=0x-2y+3=0 décrivent la même droite. Un point appartient à la droite si, et seulement si, ses coordonnées vérifient l’équation.

2Équation réduite, coefficient directeur

Propriété. Si b≠0b\neq0, l’équation ax+by+c=0ax+by+c=0 s’écrit y=mx+py=mx+p : c’est l’équation réduite de la droite, avec m=−abm=-\frac ab et p=−cbp=-\frac cb. Si b=0b=0, la droite est parallèle à l’axe des ordonnées : son équation réduite est de la forme x=kx=k, sans coefficient directeur.

Définition. Dans y=mx+py=mx+p, le réel mm est le coefficient directeur (ou pente) et pp l’ordonnée à l’origine : la droite coupe l’axe des ordonnées au point de coordonnées (0 ;p)(0\,;p). Un vecteur directeur est u⃗(1 ;m)\vv u\left(1\,;m\right) : quand on avance de 11 vers la droite, on monte de mm.

Propriété — coefficient directeur par deux points. Si AA et BB appartiennent à dd avec xA≠xBx_A\neq x_B, alors

m=yB−yAxB−xA.m=\frac{y_B-y_A}{x_B-x_A}.

La droite est la représentation graphique de la fonction affine x↦mx+px\mapsto mx+p : cette fonction est croissante si m>0m>0, décroissante si m<0m<0, constante si m=0m=0 (droite horizontale).

Figure 1 — Lecture graphique : p=1p=1 et m=12m=\frac12 (on monte de 11 quand on avance de 22), donc d: y=12x+1d:\ y=\frac12x+1.

3Déterminer l’équation d’une droite

Méthode — à partir de deux points AA et BB. si xA=xBx_A=x_B, la droite est verticale d’équation x=xAx=x_A. Sinon, calculer m=yB−yAxB−xAm=\frac{y_B-y_A}{x_B-x_A}, puis déterminer pp en remplaçant xx et yy par les coordonnées de AA dans y=mx+py=mx+p.

Méthode — à partir d’un point AA et d’un vecteur directeur u⃗(α ;β)\vv u\left(\alpha\,;\beta\right). écrire det⁡(AM→ ;u⃗)=0\det\left(\vect{AM}\,;\vv u\right)=0, soit (x−xA)β−(y−yA)α=0(x-x_A)\beta-(y-y_A)\alpha=0, puis développer pour obtenir ax+by+c=0ax+by+c=0. On peut aussi partir de ax+by+c=0ax+by+c=0 avec u⃗(−b ;a)\vv u\left(-b\,;a\right) et calculer cc à l’aide de AA.

4Positions relatives de deux droites

Propriété. Deux droites sont parallèles si, et seulement si, leurs vecteurs directeurs sont colinéaires, c’est-à-dire, avec les équations cartésiennes ax+by+c=0ax+by+c=0 et a′x+b′y+c′=0a'x+b'y+c'=0, lorsque ab′−a′b=0ab'-a'b=0. Avec des équations réduites y=mx+py=mx+p et y=m′x+p′y=m'x+p', elles sont parallèles si, et seulement si, m=m′m=m' ; elles sont alors confondues si p=p′p=p', strictement parallèles sinon.

Propriété. Deux droites non parallèles sont sécantes : elles ont un unique point d’intersection.

Méthode — déterminer le point d’intersection. avec deux équations réduites, résoudre mx+p=m′x+p′mx+p=m'x+p' pour obtenir l’abscisse du point, puis reporter dans l’une des équations pour l’ordonnée. Si l’une des droites est verticale (x=kx=k), reporter directement x=kx=k dans l’autre équation.

FormulaireLe formulaire du chapitre
  • Équation cartésienne : ax+by+c=0ax+by+c=0 avec (a ;b)≠(0 ;0)(a\,;b)\neq(0\,;0) ; vecteur directeur u⃗(−b ;a)\vv u\left(-b\,;a\right).
  • Équation réduite : y=mx+py=mx+p (droite non verticale) ; vecteur directeur u⃗(1 ;m)\vv u\left(1\,;m\right) ; x=kx=k pour une droite verticale.
  • Coefficient directeur par deux points : m=yB−yAxB−xAm=\dfrac{y_B-y_A}{x_B-x_A} (avec xA≠xBx_A\neq x_B).
  • Parallélisme : m=m′m=m', ou ab′−a′b=0ab'-a'b=0, ou vecteurs directeurs colinéaires.

5Savoir-faire du chapitre

Savoir-faire
  • Lire sur un graphique le coefficient directeur et l’ordonnée à l’origine, puis écrire l’équation réduite d’une droite.
  • Tracer une droite à partir de son équation, ou à partir d’un point et de son coefficient directeur.
  • Déterminer l’équation d’une droite passant par deux points, y compris dans le cas d’une droite verticale.
  • Passer d’une équation cartésienne à l’équation réduite et lire un vecteur directeur.
  • Tester l’appartenance d’un point à une droite, calculer les coordonnées d’un point d’abscisse ou d’ordonnée donnée.
  • Déterminer si deux droites sont parallèles ou sécantes, et calculer les coordonnées de leur point d’intersection.

6Exemples types

Exempleéquation par deux points

Soit A (−1 ;5)A\,(-1\,;5) et B (3 ;−3)B\,(3\,;-3). Le coefficient directeur vaut m=−3−53−(−1)=−84=−2m=\dfrac{-3-5}{3-(-1)}=\dfrac{-8}4=-2. Avec AA : 5=−2×(−1)+p5=-2\times(-1)+p, donc p=3p=3 et d: y=−2x+3d:\ y=-2x+3. Une équation cartésienne est 2x+y−3=02x+y-3=0.

Exemplecartésienne, vecteur directeur, appartenance

La droite d′: 3x−2y+4=0d':\ 3x-2y+4=0 a pour vecteur directeur u⃗(2 ;3)\vv u\left(2\,;3\right) et pour équation réduite y=32x+2y=\frac32x+2. Le point E (2 ;5)E\,(2\,;5) vérifie 3×2−2×5+4=03\times2-2\times5+4=0 : il appartient à d′d'. Le point F (1 ;1)F\,(1\,;1) donne 3−2+4=5≠03-2+4=5\neq0 : il n’y appartient pas.

Exemplepositions relatives

d1: y=−2x+3d_1:\ y=-2x+3 et d2: 4x+2y−7=0d_2:\ 4x+2y-7=0, soit y=−2x+72y=-2x+\frac72 : coefficients directeurs égaux et ordonnées à l’origine différentes, donc d1d_1 et d2d_2 sont strictement parallèles. En revanche d3: y=x−3d_3:\ y=x-3 a un coefficient directeur différent : d1d_1 et d3d_3 sont sécantes. On résout −2x+3=x−3-2x+3=x-3, soit 3x=63x=6 et x=2x=2 ; alors y=2−3=−1y=2-3=-1 : le point d’intersection est (2 ;−1)(2\,;-1).

Exempledroite verticale, points particuliers

La droite passant par G (4 ;−1)G\,(4\,;-1) et H (4 ;3)H\,(4\,;3) est verticale : son équation est x=4x=4. Sur d1: y=−2x+3d_1:\ y=-2x+3, le point d’abscisse 55 a pour ordonnée −7-7 ; le point d’ordonnée 00 vérifie −2x+3=0-2x+3=0, donc d1d_1 coupe l’axe des abscisses en (32 ;0)\left(\frac32\,;0\right).

Pièges
  • Une droite verticale n’a pas de coefficient directeur : son équation est x=kx=k, et non y=ky=k.
  • Dans m=yB−yAxB−xAm=\frac{y_B-y_A}{x_B-x_A}, les différences se prennent dans le même ordre au numérateur et au dénominateur.
  • Pour ax+by+c=0ax+by+c=0, un vecteur directeur est u⃗(−b ;a)\vv u\left(-b\,;a\right) : les coefficients sont échangés et l’un change de signe.
  • Deux droites de même coefficient directeur peuvent être confondues : comparer aussi les ordonnées à l’origine.
  • Un point d’intersection est un couple de coordonnées : il faut calculer xx et yy, puis vérifier dans les deux équations.

Seconde · Mathématiques : les 14 chapitres

  1. Nombres réels, intervalles et valeur absolue
  2. Arithmétique
  3. Calcul littéral
  4. Équations et inéquations
  5. Vecteurs
  6. Droites du plan
  7. Généralités sur les fonctions
  8. Fonctions de référence
  9. Variations et extremums
  10. Information chiffrée
  11. Statistiques
  12. Tableaux croisés et fréquences conditionnelles
  13. Probabilités conditionnelles et arbres pondérés
  14. Algorithmique et programmation en Python